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Le opere firmate degli orafi senesi. Significato, forme e funzioni delle sottoscrizioni autenticanti

Autore: Stefano Riccioni
In: I libri di Viella. Arte / Études lausannoises d’histoire de l’art. 21
Abstract

Cet article présente quelques observations suggérées par le projet de recherches Opere firmate nell’arte italiana. Medioevo, et notamment par le volume récemment publié consacré à Siena e artisti senesi. Maestri orafi, Pise 2013. Aucun autre centre italien n’a produit un nombre aussi important d’œuvres d’art médiévales signées, si étroitement reliées entre elles d’un point de vue chronologique et culturel. Sur les œuvres siennoises, la signature apparaît normalement dans une position et dans un format proéminents. Un emplacement privilégié est également choisi par les orfèvres. À la suite de Guccio di Mannaia, qui inscrivit sa signature sous le nœud de son célèbre calice (Assise, San Francesco, trésor), les signatures des calices furent toujours placées dans la même position remarquable. Cette contribution étudie en outre ces signatures d’un point de vue stylistique. Pendant les XIIIe et XIVe siècles, orfèvres, peintres et sculpteurs eurent surtout recours à la majuscule gothique mais, à la fin du XIVe siècle, les orfèvres adoptèrent un style graphique spécifique, traçant des lettres gothiques davantage géométrisées. Il reste toutefois impossible d’identifier les mains des différents maîtres dans les inscriptions. Afin de comprendre les signatures et leur fonction dans les œuvres, nous analysons aussi les formules textuelles. Les orfèvres appartenaient à un groupe alphabétisé. Ils créèrent une sorte de ‘signature de corporation’ basée sur un schéma rigide afin de signaler leur appartenance à la corporation des orfèvres siennois. Les orfèvres siennois étaient conscients d’être les interprètes d’une profession et d’un patrimoine de connaissances locales qui les distinguaient d’autres artistes contemporains; leurs signatures qualifiaient ainsi leurs produits sur le ‘marché’ en en signalant la qualité.